samedi 27 novembre 2021

14 au 20 novembre 2021- Tall Timbers

 


Nous voilà donc de retour dans la région d’Ocala, la capitale des chevaux de la Floride. Je l’ai déjà dit et je le redis, la région d’Ocala est, à mon avis, une des plus belles de la Floride, avec ses grandes forêts et ses sources (springs) innombrables. Pays également de l’ours noir de Floride, petit cousin de notre Ursus Americanus. Je dois cependant avouer que je n'ai pas tout vu de la Floride. D'ailleurs, qui peut se vanter de connaître tous les coins et recoins du Pays des Gougounes?

Tall Timbers est un mélange de maison mobiles, de roulottes ayant subies de nombreux agrandissements (des roulottes qui ne peuvent plus rouler, ça s’appelle comment? Des sédentalottes?) et d’emplacements pour les nomades que nous sommes. Il est classé 3 étoiles par Tripadvisor, mais nous n’avons pas besoin de grand luxe pour être bien. Les gens qui y travaillent sont sympathiques et de service, les terrains sont grands et les tarifs sont très raisonnables. Pour nous, c’est un bon endroit pour débuter nos vacances, en ce sens qu’en novembre, la température y est encore agréable et idéale pour nettoyer ce que la route a sali, de la baleine au baleineau. On y retrouve également nos amis Snowbirds (autant canadiens qu’américains) installés ici pour toute la période hivernale.

T.T. a été racheté par le groupe Pacifica, propriétaire de nombreux hôtels, qui maintenant varie ses avoirs, en incluant le volet camping. Malheureusement pour ses locataires, Pacifica semble peu se soucier des améliorations locatives. Et c’est avec regret que nous constatons la détérioration, lente mais visible, du camping.

 

Premier de nombreux pique-niques (du moins, on l'espère)

Les pieds pendants au bout du quai.

Maintenant que nous sommes bien installés, un petit tour de moto s’impose. Mais pas trop loin, car la moto de Zip fait des siennes (je dois également être une Goldwing, puisse ces motos auraient la réputation d’être difficiles à partir le matin). Il est proposé et voté à l’unanimité qu'un petit pique-nique pas trop loin serait de mise. Nous pousserons donc jusqu’à la rampe de mise à l’eau d’Astor pour manger nos tites sandwiches avec, bien sûr, assez de crudités pour satisfaire le guide alimentaire canadien (c’est donc bon, des légumes).


Sur le chemin du retour, Paul nous fait découvrir le Hilltop Groves, une orangeraie u-pick we-pick, sur la SE Hwy 42. J’ai souvenir de la caisse d'oranges que mes parents nous ramenaient lorsqu’ils revenaient de la Floride pour le Temps des Fêtes. Ce ne sont pas les plus beaux agrumes, mais les plus juteux, oh ça, oui!

 

De tout pour tous:


 

Ouate de phoque! Qu'ossé ça???

Le soleil se couche...

... et la lune se lève.


jeudi 25 novembre 2021

26 novembre 2021 - L'histoire du Black Friday

 


C’est la semaine de la Thanksgiving américaine. La plus grosse fête aux États. Plus grosse que Noël, et même plus grosse que le 4 juillet. Les magasins ne se peuvent plus de faire des spéciaux de toutes sortes. Malgré leurs offres alléchantes, avec leur 50% de rabais, les purs et durs nous conseillent d’attendre au ‘Black Friday’ pour acheter, que ce soit au magasin ou par internet.

L’histoire derrière l’appellation Black Friday est nébuleuse. Selon le site history.com, le crash boursier de 1869 ou les livres comptables qui marquent enfin un profit (le contraire de «être dans le rouge») ou même le marché des esclaves du vendredi après l’Action de Grâce n’y sont pour rien.

La vraie histoire derrière le Vendredi Noir nous viendrait des années 1950. Le service de police de Philadelphie qualifiait ainsi le vendredi suivant l’Action de Grâce de par la horde de banlieusards et de touristes qui affluaient dans la ville pour assister au match de football entre l’Armée et la Marine Américaine qui avait lieu chaque année le samedi. Pas question pour un policier d’avoir congé cette journée et même complets, les effectifs ne suffisaient pas pour gérer la foule et le trafic additionnel. Pour couronner le tout, les voleurs profitaient de l’achalandage accru dans les magasins pour se sauver avec de la marchandise, ajoutant ainsi de la pression sur les forces de l’ordre.


Donc, le Vendredi Noir pourrait devoir son nom au fait que dans les magasins, c'était noir de monde. Ben coudonc, on va se coucher moins niaiseux.

mercredi 17 novembre 2021

7 au 13 novembre 2021 – C’est parti mon Kiki


Dernier souper en famille avant d’entamer la grande descente. Bien contente d’avoir pu dire au revoir à toute ma petite famille. Je vous aime et on se recontacte bientôt.

Plan de départ A : Coucher au On Route près du pont des Miles Îles pour le traverser à minuit, soit à l’ouverture des lignes. Nous ferons la route avec nos amis Linda et Guy, mieux connus sous le sobriquet Boucane (ou Boubou) et Yougi.

Youpi, le tunnel Hippoppo est ouvert! En embarquant sur la 40 ouest, Boubou nous appelle. Paraît qu’il y a du monde qui campe tout le long de la route qui mène aux douanes des Miles Îles et ce, jusqu’à la 401.

Plan de départ B : on se rabat sur les douanes de Cornwall. Un ti-dodo de 1h30 au Food Basics pas loin des lignes, on se prépare mentalement à l’attente pour passer les frontières. Préparation inutile. Rien, ou presque. 6 chars, 3 lignes d’ouvertes. 15 minutes d’attente, 5 questions et nous voilà en route vers le Pays des Gougounes.

Dodo pas très loin, au Cracker Barrel (c’est bon là) de Cicero, état de New York. Farniente bien méritée, on en profite pour se reposer un petit 4 heures.

Déjeuner chez notre chambreur et on reprend la route.

Tom sert d'interprète pour communiquer avec la remorqueuse.

Juste passé Syracuse, à 1000 pieds de la sortie 16 sur la I-81 S, Yougi se tasse sur l’accotement, son vr n’avance plus, refusant catégoriquement de resté embrayé sur le D, le R ni même le P. Il est bloqué sur le N et résiste à toute tentative de le déloger de sa position, tel Sitting Bull devant le général Crook. Appel à l’assistance routière, nous attendrons avec eux la remorqueuse pendant 5h30, sur le bord de la I-81. À l’arrivée de James (le gars du tooowwwwiiiinnnngggg), nous décollons, leur souhaitant bonne chance. De la chance, ils en auront besoin, puisque le véhicule de James n’est pas le bon pour tirer le vr (une histoire d’attaches), et qu’ils attendront plus de 24hrs, sur le bord de l’autoroute, pour être remorqués, pas dans un garage, mais dans le stationnement d’un restaurant fermé de la sortie 16. Puisqu’une roue arrière est complètement figée, le remorquage jusqu'à un garage est impossible. Je ne m’étendrais pas sur leurs déboires, qui sont loin d’être finis, puisque cette aventure leur appartient. Le seul point positif est qu’ils ne sont plus sur le bord de l’autoroute, mais chez les Onondagas, peuple très accueillant.

Arrêt pour la nuit au Cracker Barrel (c’est bon là) de Wilkes-Barre, où nous retrouvons Joanne et Paul (Forêt et Cheval), ainsi que Carmen et Alain (Zipette et Zip), quatre joyeux compagnons également de nos amis, avec qui nous comptons faire le reste de la route, puisque nous nous rendons tous à Silver Spring.

À chaque réveil, une pelure de moins. C’est en leggins 3/4 que Madame entame cette 3e journée (3e, considérant que nous avons quitté la maison le 7). La I-81 n’a pas changé depuis notre dernière descente. Des travaux, du vieux et du nouveau recouvrement, des accidents alors qu’il fait super beau, tout est conforme à nos souvenirs.

Un autre dodo dans un Cracker Barrel (c’est bon là), celui de Staunton, VA. Collé sur la I-81, l’environnement est très bruyant. Demandez à Monsieur qui a refusé de sortir de la baleine, même pour prendre une marche.

NdA. Ça fait deux soirs que je prend le catfish grillé pour souper au CB (c’est bon là). Pour les amateurs de poisson, je le recommande.

 

Sur la 301, plusieurs centres villes sont à l'abandon.

Nous avons du quitter nos compagnons à Rock Hill, SC car Dick commençait à manquer de fuel. Nos amis n’ont pas remarqué que nous prenions la sortie pour satisfaire l’appétit du baleineau. Nous ne les reverrons qu'au camping. À Colombia, nous prenons la 26, pour rejoindre la 321, puis la 301, chemin apprécié de Yougi pour se rendre à Ocala. Chemin de campagne et non d’autoroute, plus court en millage mais plus long en temps (au moins 1h30 de plus), on y traverse plusieurs belles petites villes agonisantes, devenues des presque fantômes avec leur centre-ville désert (ça va don’ ben mal, s’a rue Principale…).

En Georgie et en Floride, sur les routes de campagne, on peut admirer de nombreux champs de coton.

On a roulé jusqu’au Walmart de Statesboro GA avant de jeter l’ancre pour la nuit. Souper en tête à tête au Ruby Tuesday. Encore du poisson pour Madame (que voulez-vous, j’ai toujours rêvé de devenir une sirène, mais je tiens plus du béluga, ha ha ha) et encore du poulet pour Mister. Nous avons passé une très bonne nuit, la vraie première depuis notre départ. Installés dans le fond du stationnement, loin des magasins, petit îlot de tranquillité, nous avons dormi 9 heures en ligne.

C’est le Jour du Souvenir. Prenons quelques instants pour remercier ceux et celles qui ont donné leur jeunesse, leur santé, leur vie pour que nous jouissions d’un meilleur demain.

Dernière ligne droite avant l’arrivée au camping, arrivée prévue vers 11h12 (juste après la minute de silence), selon Waziwazo (le surnom que je donne à l’application Waze).

Site K-10 (prononcer quétaine)
À 11h16, nous franchissons la barrière de Tall Timber. Bravo Waziwazo, t’es pas mal juste. On nous assigne le lot K-9, emplacement où mon frérot a déjà campé. Mais si le K-9 peut faire le bonheur d’un Forest, il est loin de pouvoir loger une Moby. Nous nous sommes donc installés sur le K-10, comme lors de notre dernier séjour il y a deux ans.

Forêt, Cheval, Zip et Zipette nous rejoignent vers 16h00.

Les premiers jours sont consacrés à s’installer. Épicerie, cossins oubliés (oups), gadgets pour améliorations locatives et repos. Côté température, aucune adaptation nécessaire, mon corps supporte très bien le changement. Monsieur est aussi de mon avis.


 

samedi 13 novembre 2021

Avril 2020 – octobre 2021 La vie durant le Grand Confinement.

 


Il était une fois, une Terre qui nous avait imposé une pause, sans doute pour souffler un peu.

Note à mes lecteurs: On a beaucoup écrit sur la pandémie, chacun y allant de son interprétation sur ce fléau mondial. Le Covid, comme la religion et la politique, est déclaré subiecti non grata sur mon blog, car tous ces sujets peuvent porter à la controverse et même causer des froids avec des gens que j’aime beaucoup. Les discussions sur qui a tort, qui a raison n'ont pas leur place ici. Mon blog ne doit son existence que pour vous donner de nos nouvelles et vous divertir. Le tout, de façon que je souhaite humoristique, pour mettre un peu de soleil dans vos vies.

Où en étais-je déjà? Ah oui! Au dernier article, nous étions en mars 2020.

La sédentarité m’enlève le goût d’écrire, à croire que le quotidien endort mon inspiration. À moins que ce ne soit le fait de franchir des frontières qui me donne des fourmis dans les doigts.

Quoiqu’il en soit, j’ai 3000 km de route à faire pour me remettre à date dans mes histoires.

Durant les 18 derniers mois, nous avons fini de peinturer le rez-de-chaussée de la maison et deux pièces au 2e étage. Sans doute par nostalgie, la salle de bain principale est maintenant dans les teintes de bleu, de vert, de sable. J’ai l’impression d’avoir un petit bout de Sud en permanence chez-moi.

Après des mois à ne pas pouvoir faire de câlins à nos filles et petits-enfants, nous avons accueilli l’été 2021 le cœur content et les bras ouverts. Visite à la ferme, les marionnettes géantes, les lumières de Coaticook, nous nous sommes gâtés avec nos petits amours. J’ai fait le plein de souvenirs en attendant le prochain Zoom avec eux.

Bye bye Max. Merci pour les beaux souvenirs.
 

Au début de l’été 2020, Max est parti vivre d’autres aventures avec un nouveau proprio. Tom a préféré le vendre pendant qu’il avait encore une bonne valeur. Je suis bien contente qu’il ne veule pas encore me changer, du moins pour le moment. Soit que j’ai trop de valeur ou que je ne vaut plus rien. Il ne veut pas répondre à la question. Homme sage. Ha ha! 

Bienvenue Moby et Dick

 

Nous avons maintenant un camion (un gros camion, celui vanté par Dan Bigras) et une caravane à sellette (une grosse caravane à sellette, le modèle avec garage pour les joujoux). Blancs tous les deux. Une baleine et son baleineau. Moby et Dick (Moby étant la caravane).

Nous n’avons testé notre nouvel équipage qu’une fois, cet automne, lors d’une excursion de deux jours avec Sylvie et Pierrôt, ne sachant alors pas si les ÉU allaient nous ouvrir les portes cette année. Moby est grosse et confortable, un peu comme … nah, je le dirai pas.

Monsieur Simba

 

C’est pas tout. Nous avons aussi un nouveau membre d’équipage. Monsieur Simba. Que nous appelons tout simplement Monsieur. Un vieux chat de 12 ans que nous avons adopté en février dernier. Voilà que Madame est confuse, ne sachant comment différencier l’ancien Monsieur du nouveau. Que diriez vous de Mister pour l’Homme (après tout, il est plus anglo que franco) et Monsieur pour le Félin? Parce que moi, Simba, même si c’est un nom qui a de la classe, je trouve ça un ti peu … snob? Et Monsieur lui va tellement bien.

Lorsque le PODUS a annoncé l’ouverture prochaine des douanes pour les voyages non essentiels, Mister m’a regardée dans les yeux et m’a dit deux mots : on part.

Je ne sais pas si c’est la faute de la pandémie, la To Do List B4 Leaving qui s’allonge, ou tout simplement les blues de l’automne qui frappent plus forts cette année, mais la fébrilité du départ n’y est pas. Peut être un coup partie...

samedi 18 avril 2020

21 au 23 mars 2020 – Comme un million de gens.


Ben voilà. C’est le temps de partir. De quitter le pays des oranges. D’écouter la voix de la raison (la raison? Vraiment?).



Tout l’équipement extérieur a été ramassé la veille. Max est prêt à partir. Mais nous, le sommes-nous? Bien sûr, j’ai hâte de revoir les miens après notre quarantaine. De revoir ma mère, mes filles, mes petits-enfants, mes amis (*). Nous avons toute une liste de projets pour ces 14 jours d’isolation. Faire le grand ménage du Printemps, peinturer la cuisine et, qui sait, nettoyer les plates-bandes (si Dame Nature le permet, bien sûr).
Nous laissons derrière nous, Sylvie et Pierrôt qui, arrivés depuis un peu plus d’une semaine, veulent faire provision de vitamine D avant de remonter. Nous y laissons également Guilda et Jean-Claude qui préfèrent attendre la fonte des neiges au Lac avant de revenir avec leur vr.

Cellulaire, livre, tablette, ordi portable. Je devrais être bonne pour un petit bout.


Chaque année, ou presque, un événement survient, qui nous oblige à retourner chez-nous plus vite que prévu (problème de vente de maison, de locataire, de santé). Cette année encore, pas question d’arrêt découverte (ce seront plutôt des arrêts de couvertes pour faire dodo), et nous voulons remonter en deux jours et demi au lieu des quatre habituels. Madame, qui n’aime pas être trop longtemps assise, devra faire preuve de patience (avec l’aide du Tylenol contre les douleurs arthritiques). Heureusement, elle a de quoi s’occuper pendant que Monsieur et Max avalent mille après mille.

Un camion, deux camions, trois camions, quatre ...



À notre grande surprise, malgré l’exode annoncée des Snowbirds, il y a bien peu de véhicules sur la route. Quelques uns du Québec et de l’Ontario, la plupart étant de l’État que nous traversons. Et des camions. Beaucoup de camions.

Les états semblent prendre la menace plus au sérieux que le PODUS.

Après un dernier coucher au Cracker Barrel (c’est bon, là) de Binghampton dans l’état de New York, nous traversons les douanes des Milles Îles à 8h30 le lundi matin. Le douanier prend nos passeports et enregistrements, les valide et nous pose quatre questions :
- Z’êtes partis quand?
- Z’êtes allés où?
- Z’avez-vous visité d’autres pays que les États Unis?
- Z’êtes-vous malades?
Bienvenue au Canada.
Avec un grand sourire, il nous remet nos papiers ainsi qu’un document sur la quarantaine volontairement obligée.

Revenus plus tôt mais au moins, il n'y a plus de neige.

À midi pile, Max est rentré au bercail.
«Monsieur Legault, on est à maison.»

(*) C’était il y a plus de trois semaines. Depuis, les consignes ont bien changées. Les nouvelles règles du confinement , de la distanciation sociale et des déplacements inter-régions nous empêchent de fréquenter physiquement notre famille et nos amis. Heureusement, l’internet nous permet de communiquer par écrit et par vidéo, démontrant la vraie utilité des réseaux sociaux (selon votre humble servante). Et le bon vieux téléphone pour les quatre-vingt-dix ans et plus (malgré que certains sont plus jeunes mentalement que d’autres).

mercredi 8 avril 2020

15 au 20 mars 2020 – Envoye à maison

 

Ainsi parla François Legault, notre Premier Ministre (notre petit Justin aussi, mais lui, on le prend pas toujours au sérieux).
Le Coronavirus, maintenant appelé la COVID-19,  est rendu au Canada. On parle maintenant de pandémie.
NdA. Pandémie: (du grec ancien πᾶν / pãn « tous », et δῆμος / dễmos « peuple ») Épidémie étendue à toute la population d'un continent, voire au monde entier. (Source, Larousse)
Le Québec est mis en quarantaine volontaire pour quatorze jours (est-ce toujours une quarantaine ou peut-on parler de quatorzaine?).
On s’est dit : «Non. Tant qu’à faire une quarantaine, nous préférons la faire à + 20°C qu’à -20°C. On a juste à se tenir loin des foules. Après tout, ce n’est qu’une grosse grippe, comme le H1N1. Même le SRAS de 2003 n’a été qu’un pétard mouillé. On va se laver les mains, laver les poignées des chariots d’épicerie et se tenir loin des autres (autres désignant tout être en dehors de nous quatre).» Ainsi résonnions-nous.
C’était avant…


Sylvie et Pierrôt étant venus nous rejoindre pour la semaine, nous profitons du beau temps pour faire des activités extérieures, à commencer par une petite balade sur l'eau. Monsieur suggère de remonter jusqu’à ‘The Crack’, un endroit sur la rivière que nous n’avons pas encore visité.


Le paysage ne semble pas avoir changé depuis le temps des premiers explorateurs.

Tout le monde semble garder ses distances


Plus on s’enfonce, plus on croise des embarcations. Mais qu’est-ce qu’il peut bien y avoir au bout de ce cours d’eau qui attire tant de gens? Une piscine naturelle! C’est peuplé, mais pas tant. On saisit l'occasion pour se rafraîchir un bon coup, tout en gardant nos distances (je vous l’ai dit qu’on faisait attention).
C’était avant…

Y a-t-il une meilleure façon de faire une quarantaine?



Sur la suggestion de Guilda et Jean-Claude, nous allons, tous les 6, passer une journée à la plage et y faire un pique nique.

Cinq cerf-volants


NdA. Journée, c’est dit un peu vite. Le mot journée, en vacances, ne représentant pas nécessairement un nombre d’heure fixe, mais désignant plutôt un laps de temps, plus ou moins long, où se déroule une certaine activité donnée (rarement plus d’une, à moins d’avoir moins de 40 ans).

Malgré le 'Spring Break', peu de gens sur cette plage. Tant mieux.


Nous nous rendons à la plage de Crystal River, que Guilda et J-C ont visité la veille. N’essayez pas de trouver cette plage sur internet car, en fait, c’est celle de Fort Island Gulf Beach qu’il va vous falloir chercher. Encore une fois, il n’y a pas foule.

La plage, presque qu'un atoll, vue de la jetée

Notre petit groupe reste à l’écart, confiant d’être ainsi protégé contre le Coronavirus. Même nos salutations entre québécois se font à distance. Le ankle shake (frottage de cheville en guise de bonjour) devient la norme.

Faut pas arriver au magasin après 15h00


C'était avant...
... avant que les parcs et attractions ne cessent leurs activités; avant que les épiceries ne commencent à manquer de l’essentiel (et je ne parle pas que de papier de toilette); avant que les écoles, garderies et autres ne ferment au Québec; avant que nous ne pensions que peut être les Américains ne prenaient pas la menace assez au sérieux; avant que nous ne prenions la décision de rentrer à la maison.
«Envoye à maison». Monsieur Legault, on s'en revient.

C'est confirmé: il y a des alligators dans la Chassa. (Ben, au moins un)

 

Urubu à tête rouge



mercredi 1 avril 2020

8 au 14 mars 2020 – Chassa quoi?

Le site 44. Le plus grand du camping. Cent pieds de longueur.

En novembre dernier, lors d’une randonnées avec les Stariders ayant pour but de visiter différents terrains de camping sur la côte ouest, nous nous sommes arrêtés au Chassahowitzka Campground d'Homossassa, où nous avions déjà séjourné au printemps 2018. Monsieur a eu la bonne idée de s’informer s’il y avait de la place en avril prochain. La chance lui a sourit, il y avait effectivement un site de libre du 7 mars au 8 avril 2020 inclusivement. Profitant de l’occasion, il a payé d’avance les $479 USD que coûtaient les 32 nuits (taxes et rabais Good Sam compris), nous garantissant une belle fin de vacances.
 

Un nez...


Le trajet n’est pas bien long entre chez D&G et le camping. Une demi heure à peine. Notre équipe étant bien rodée, le campement sur le site 44 fut monté en un clin d’œil (style très gros œil qui prend du temps pour battre de la paupière), les canots étant déjà rendus dans leur ‘condo’ suite à la balade sur la rivière qu’ont fait Julie et cie la semaine dernière. Une petite marche au quai nous a confirmé la présence de nos amis les lamantins. 


NdA. Il paraît qu’un dauphin aurait été aperçu dans la rivière dans l'après-midi du 7 mars, au grand dam des amateurs de pêche qui sont rentrés bredouilles cette journée là, Flipper ayant fait fuir les poissons.


Je me suis trouvée un bel itinéraire de marche de 5 km dans un quartier résidentiel très tranquille, contiguë au camping. Sur fond de chants d’oiseaux, c’est plus une marche d’agrément qu’autre chose.

Monkey Island. Le bar fut très endommagé mais l'île et ses habitants s'en sont sortis indemnes.

Il y a deux ans, l'ouragan Irma avait endommagé le secteur et avait amené à la fermeture du Monkey Bar, situé au bord de la rivière Homossassa. A t'il été reconstruit? Une balade à bicyclette s'impose pour répondre à la question. Vérification faite, le bar au rez-de-chaussée est réouvert (le 2e étage étant encore en construction), et les singes toujours présents sur leur île.

Cette année, Monsieur n'a pas à escalader la barrière. Il passe par-dessus la chaîne.

 

À quelques endroits, des tas de terre-sable-coquillage. Sans doute pour réparer les routes.


Nous n’avons pas oublié l’entrée ‘interdite’ du WMA que nous avions découverte il y a deux ans et ce fut un plaisir que de renouer avec ces routes de terre battue, cependant bien endommagées par les pluies drues de décembre dernier.



Décidément, le kayak et moi sommes deux entités incompatibles. Va falloir que je comprenne la technique car j’ai bien de la difficulté à maîtriser mon embarcation. C’est quand je crois avoir trouvé la bonne méthode que le vent se lève et que je peine à reprendre contrôle de mon esquif . 
 

Mars, la saison des amours.


Ça ne m’empêche pas d’aller sur l’eau. C’est que j’ai la tête dure. Plus dure que le fibre de verre.

Sylvie, Pierrôt, votre terrain vous attend.


Sylvie et Pierrôt qui avaient également réservé un terrain au Chassa, du 15 au 23 mars, nous ont écrit pour nous annoncer qu’ils devançaient leur arrivée de 2 jours.

Les Hat Trick et leur groupie.

Un festival de crevettes à Homossassa? Bien sûr qu'on veut y aller!
Le Shrimpapalooza est le nom du festival. Comme celui d'Everglades City, les fonds recueillis sont redistribués à différents organismes de la communauté. Sur fond de musique rock du groupe Hat Trick, les crevettes y étaient excellentes.

Comme disait un certain colonel: bon à s'en lécher les doigts.

Peu de monde à ce festival. Est-ce parce qu'il est méconnu ou par peur du COVID-19 qui fait son apparition aux USA?

  
Une semaine bien remplie.
 

Une source de la Chassa River



Un raton sachant laver.